DSC_7264Les Juspi ont organisé leur premier hackathon du 14 au 16 septembre 2018 avec le soutien de la fondation UPVD (Evènement lauréat de l’appel à projet innovant 2018). A l’origine, événement où un groupe de développeurs volontaires se réunissent pour « casser du code », autrement dit faire de la programmation informatique collaborative, le hackathon a été généralisé dans d’autres secteurs avec pour résultat de « casser les codes ».

Le travail de réflexion en groupe pendant 24h sur une thématique juridique n’est pas complètement étranger aux universitaires juristes puisqu’il s’agit d’une épreuve au concours d’agrégation en droit pour devenir professeur d’université. Toutefois, c’est la première fois que les Juspi l’expérimentaient en dehors du concours. C’est comme un marathon, il faut tenir la distance et ne pas faire fausse route.

La thématique Photojournalisme et droit a été choisie dans le cadre du partenariat entre l’Université de Perpignan Via Domitia et l’association Visa pour l’image pour accompagner le développement du Centre International de Photojournalisme (CIP). L’événement était également soutenu par le Centre de droit économique et du développement (CDED EA 4216), la faculté de droit et des sciences économiques de l’UPVD, la Société des Auteurs des Arts visuels et l’Image fixe (la SAIF) et le cabinet Vercken & Gaullier.

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L’ouverture de la manifestation le samedi matin a donné l’occasion à Mme Constance Le Grip, députée à l’Assemblée nationale et ancienne députée européenne en charge du suivi de la réforme du droit d’auteur à l’échelle de l’Union européenne de rappeler l’importance du droit d’auteur pour préserver la diffusion de la culture européenne.

Un temps essentiel a permis d’échanger sur les besoins du CIP. Le CIP a été créé en 2017 dans le prolongement du festival Visa pour l’Image (30e édition en 2018) pour en faire un lieu de référence du photojournalisme dans le monde. Le CIP détient à ce jour près de 4000 photographies numérisées auquel il donne accès au moyen d’une base de données accessible librement en ligne et près de 400 photographies sur support physique. L’objectif était donc de préciser les droits détenus et l’usage possible des photographies.

DSC_7247Les recherches ont ensuite été entreprises par équipes sur quatre thématiques : collection du CIP, titularité des droits, contrat de cession et utilisations légitimes des photographies sans autorisation. Les thématiques ont pu être délimitées par des échanges avec des photographes et des praticiens.

Les participants ont travaillé toute la soirée et la nuit. Un des participants nous a confié que : « le moment charnière était le dîner parce que l’on coupe le rythme, on voit les lieux se déserter de ses autres occupants. C’est un moment agréable, un peu hors sol, c’est aussi pour ces moments de partage que les participants viennent. A 00h/01h, il faut aussi réussir à garder le cap, rester sérieux dans le contenu rédigé ».

La restitution des travaux a eu lieu le dimanche matin en présence de Mme Marie-Thérèse Sanchez-Schmid, adjointe à la mairie de Perpignan, en charge de ces questions. Elle a salué le travail effectué par les participants au hackathon qui permettra de préciser la structuration du CIP et les procédures de recueil de photographies à l’avenir.

Le bilan est très positif. Le format est efficace puisqu’il permet d’aboutir à une réponse au plus près des besoins pratiques de l’établissement en demande. Certes, la réponse comprend finalement plus de questionnements à creuser que de réponses, mais pour le CIP cela constitue une première étape en vue de sa structuration.

La presse en parle : https://madeinperpignan.com/hackathon-un-format-original-pour-plancher-sur-le-droit-dauteur-et-le-statut-du-photojournaliste/

 

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